La réceptivité est la clef du domaine artistique, ne demandant qu'à s'épanouir sous les coups de butoir des poètes pressés par leur histoire.
Étale tes idées comme de la peinture, la plume au vent, dessine les mots illustrés, parle-leur, ils s'harmoniseront sous la poussée conjuguée de tes doigts.
Montre-toi dans les lignes, casse, coupe, effiloche le fil de soie de tes pensées, petit à petit et à petits carreaux, construis les vitraux de ton incorporation, puis recouvre la d'un buvard et tâche de t'évaporer...........................................................................................................................Vite, vite, avant que l'encre noire de tes idées ne vienne éclabousser le respect des morts, ne te retourne pas devant les statues de sel de la connaissance, éponge et nettoie le tableau par l'incandescence du mot, Absence.
Sur la race de l'amour | Le jugement dernierPoète, qu'es-tu devenu? Regarde, ici, là Le vent, l'inconnu. - Précieusement romantique, Bouffon des puissants, Ta plume mélancolique Trempée dans le sang Des martyrs et des amants Témoigne aux quatre vents Tes louanges, pauvre innocent! - Demain, prisonnier de l'image, Tu ne seras plus ce sage, Qui, jadis en partage Dans l'humaine aventure Dévoilait les présages De notre profonde nature. - Tes vers illusoires, Le destin de l'histoire Tous ceux la qui t'invitent à la misère, Prends peur et aies confiance, Ta présence, ton errance, Est comme une brise légère et éphémère, Comme le dernier survol de l'oiseau blessé. - Poète, dans ta cage dorée, Tu ne sais plus chanter, Même si dans cet harmonieux décor, Résonne encore l'éloquence sonore De tes derniers accords. _________________________________ Que n'écrirais-je sans vous?-Lyrique ou bien romantique, ma plume glisse, --------------------------------------------------------- Au tréfonds du coeur
Au tréfonds du cœur, il faut tordre la douleur, |
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Après Nietzche - Les illusions mortes, le cerveau vidé, nous sommes légions à patrouiller d'un pas perdu le nouvel ordre de la société. Troupeaux apprivoisés par le recul des aînés, l'alibi de la révolte devient sécurité, la violence de l'État dépressif entraîne la mort de l'idéologie, le changement sans le désordre. Des idée reçues, nos bagages en sont remplies, l'homme ne s'en trouve pas mieux portant, volonté d'exister dans la superficialité du moi, l'idéal humain prend à sa charge les meurtres anciens, l'histoire du pouvoir perpétue son génocide, la barbarie progresse dans la science des crimes, l'énergie cosmique récupéré par les sectes, la politique de l'homme devient l'arme privilégié des hommes politiques, le sexe comme objet de consommation, et avec la publicité, l'évasion bon marché. Le pouvoir du père État et de la mère Patrie se protège par la psychanalyse et les sentiments de sacrifice et de culpabilité sont les héritages de notre testament théologique. Sans juges, sans Dieu, Le monde se porte mieux Par qui la calomnie viendra De la morale, en sera le judas Du "Dieu est mort" Le règne, la puissance et la gloire De l'homme et de son savoir. Le messager Zarathoustra. Et nous, vagabond des poètes maudits pour qui, le chemin existe car l'humanité n'est pas encore créée, buvons à notre résurrection! ________________________________________ Hommage à Aragon - Obsession d’un poème, en hommage à Aragon, Un arrêt sur image, chauve qui peut, qui sourit A cette spontanéité du regard, trouble profond, Accroché aux cheveux d’un poète qui se survit. - La sonorité de la rime coïncide avec le mot juste, Bec cloué ouvrit sa gueule sur la cage de la réalité L’oiseau blessé piaille sur les branches de l’arbuste La mémoire déployant l’écho d’une plume froissée. - Sur les murs invisibles où les ombres fleurissent, Le lièvre ailé se réfugia dans un terrier grimpant. Pour celui qui confia à Elsa sa servitude créatrice, Ses rimes courent à ses côtés, le cœur éperdument. - Traînant son chant de vie à la phrase de son vécu, Sous la lune pâle, à la nuit mouillée des songes, Jonglant avec sa peur des mots, on l’a entendu ! Sa vérité arracha du silence la croix du mensonge. | Le signe du spectre -
Tout ce qui a été dit fut écrit Et ce qui fut écrit est à redire, L’avenir s’inscrit dans l’écrit, Au-delà de mort, s’écrie l’écrit ! Fantôme littéraire s’inscrivant dans un bel héritage, L’humble témoignage d’une trace de passage. Entend la voix du silence dans la bouche d’un mot, Sans l’ouvrir en paroles, il n’en est que plus beau ! Pour ceux qui s’écrient que l’écrit à un avenir Je leur crie que l’écrit doit surtout se rajeunir, Car il était conté, une fois que l’amour, comme la foi, Sublimait le verbe être pour mieux nous faire apparaître, Silhouette diffuse de signes abstraits, tracé par un doigt, J’entrouvre les guillemets d’une étrange fenêtre, De bons ou de mauvais présages quant à devenir soi. La faux poursuit l’arrachage de la vitesse, Sur les lignes invisibles du destin couperet, Folle échappée au-delà de toute ivresse, Saisissant, au vol, l’élasticité décapitée D’un mot arraché aux rimes de la jeunesse, J’entends la chute d’un crâne sur le papier. Le crâne murmure dans un dernier soupir Qu’importe d’être ou de ne pas être Écrire donne à l’avenir, un devenir, Un signe de l’homme ou de son spectre. |






