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L'endroit d'où j'ai disparu

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Suspendue, l’ombre de la mort

Sur la fatigue des hommes déçus.

Le temps égrène la poussière

Dans le coma de la matière.

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Grimace figée du néant

D’un vieux rêve agonisant.

Les ombres évasives, enfouies

Sous la poussière de l’oubli

Révèlent du silence de mon âme,

Le cadavre de mon absence.

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Évanoui dans le ventre du temps,

En entrant dans le ciel vide,

Je trouve l’endroit d’où j’ai disparu

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Réincarnation

Un visage apparaît,

Des tréfonds de la mémoire,

Resurgit dans l'histoire.

Sur le rivage de l'éternité,

Possède le regard conquérant

De l'amour et la mort renaissants

Des cendres du présent..

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Eclairant de sa présence diurne,

Les crimes anciens, les meurtres de demain,

A nos esprits incrédules et  taciturnes,,

La renaissance de Dieu dans le sièle des urnes

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Je t’aime astral

Que j’aime voir, femme révoltée et pure

Tes yeux remplis d’espoir et d’azur,

Déchiffrer les signes et présages du futur

Pour lier notre amour à une belle aventure.

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La carte du ciel est un trône magique

Où résonne ton délicieux chant lyrique

Qui unit dans un accord mystique,

Nos deux voix étoilées, extatiques.

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Initié aux charmes de ta nature symbolique,

Encagé, poussé par un vent mélancolique,

Mes vers honorent ta beauté impudique,

Ton savoir sur les astres offert à tout public

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Lion qui rugit sur un Cancer chancelant,

Je sens fondre sur moi de ton signe l’ascendant,

Où le scorpion nous attire comme un aimant

Dans les marais de Pluton pour s’aimer sûrement

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Nature que faites-vous dans le ciel?

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Nature lunatique et rebelle, que faites-vous dans  le ciel ?

Vous froncez vos sourcils nuageux au gré de vos humeurs,

En averse de tristesse, votre errance inonde nos cœurs,

Puis, vous nous offrez vos couleurs  dans un bel arc en ciel.

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Blancheur originelle, vous tapissez de blanc la saison de l’hiver,

Et, sur toute votre froidure, se figent les murmures amoureux,

Point de pitié pour les  peines infinies  dans votre royauté fière,

La mort vous ressemble, éternité neigeuse, sommeil des cieux.

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Dernier souffle de vie, l’automne effeuille  nos douces espérances,

Les  arbres tendent leurs mains malignes et n’accrochent plus rien,

Dans un tournis de feuilles mortes, votre nostalgique pas de danse,

Dépouillé de tous les désirs, vision d’un mourant dans votre refrain.

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Renaissance de la vie, le printemps incite les fleurs à se parfumer,

Leur robe volette  sous les accords musicaux des idylles nouvelles,

J’en ai cueilli une pour vous, ô, mon amour, frémissante de beauté,

Posée sur votre sein, elle embaume de splendeur et vous révèle.

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Dans l’extrême ardeur de l’été, ô nature qui commande en secret,

Fusionnent  les corps des amants réunis aux brulures des caresses,

Un soleil d’or  darde avec audace ses rayons sur des lèvres aimées,

Cette saison  courant sur l’horizon, réchauffe nos cœurs de félicité.

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La dansze du néant

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Trois ombres dansent, spectres énigmatiques.

Le temps, qui s’égrène,

Une poussière d’azur dans le flou de l’espérance.

La vie, qui commence,

Une mère hurle sa souffrance.

La mort, qui délivre,

Une larme de sang dans les yeux de l’adieu

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Hymne hérétique

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L’hérésie de tout ce que l’on ne peut rire

Mais laissant échapper dans mon soupir,

Toute la vérité à dire, humanité-empire.

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Je hais l’idolâtre, cette violence mystique

Porteuse du sang versé de Jésus Christ,

Le péché est ton cancer, humanité-kyste,

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Le pouvoir est religion, l’ignorance, la foi

Le doute est ton drapeau, la morale, la loi,

Le sauveur est ta perdition, humanité-croix.

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La liberté de l’un fait encore peur

Le sacrifice, clame le pouvoir de l’apôtre,

               L’esclavage est la liberté, humanité-vautre.

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L’amour est perverti pour éviter l’ennui,

Le désir est la tentation interdite du fruit,

Le sexe est un plaisir frusré, humanité-fuit !

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Trou Noir

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Farce du miroir  nous reflétant l’aveuglement de notre propre image,

Ombre oscillante entre l’apparence et la peur de la transparence,

En finir avec le mensonge !

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La maladie en embuscade, guet-apens du mal d’être

Comme une tumeur qui nous ronge le cerveau,

En finir avec la douleur !

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Aux  contours des yeux, le regard vieilli,

L’amour reste la certitude de notre vie.

En finir avec le silence !

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L’obscurité est en proie avec l’éternité,

Nous nous échappons du refuge de nos rêves,

En finir avec la mort !

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Anathème

Une pitié clouée sur la croix du ressentiment d’avoir commis le meurtre parfait

Culpabilisant notre chair d’enfant, le péché originel, la femme lui ressemblant,

Et le sein meurtri par sa sainteté, l’auréole pointée, volontaire, vers le ciel irrité,

Le lait de l’amour n’est qu’une goutte de remord, fécondé par le Tout Puissant.

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 Des décombres funestes, on sauve des malheureux pour les rendre plus tristes,

Les suppliciés enrichissent les orages de bienfaisance, chagrin en pluie de pitié,

Verse ton fiel sur le miel des blessures, du vertige assassin, personne ne résiste,

Celui qui s’échappa de la meute, n’avait plus d’autre choix, que tuer ou être tuer.

Si vous croisez son chemin, vous offrant en sacrifice votre vie, faites attention,

C’est votre âme qu’il enfermera dans un ostensoir telle une poussière de regrets,

S’il vous poursuit, nourri par l’appétit féroce d’engloutir votre rédemption,

Acceptez votre sort, offrez lui des clous, seul, le ciel sera en proie d’éternité !

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Le frémissement de l’amour

Éternels voyageurs de nous-même

On a enterré dans le silence de la nuit,

La fureur de notre passion extrême.

Je frémis de ce mal qui nous poursuit.

Si le soleil s’est figé sur des amours déçus

Là, où soupire ma vieille lune de cendre,

Le fantôme de ton chant ne s’est jamais tu.

Je frémis de plaisir à l’entendre.

 

Sous le signe du lien invisible,

Au perpétuel sourire charmé

Qui unit notre destin indivisible

Je frémis de plaisir à t’aimer.

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Qu’Apollon s’en offense, s’il le faut,

Ce qui est prédit est tout à prendre

Dans un cri de danse sur les fleurs et les eaux

Je frémis d’amour pour ma belle Cassandre.

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En  écho, dans le ciel

En écho dans le ciel, votre musique me réveille,
Et, d'un nuage d'amour, votre larme sur ma joue,
Sent-on moins la nostalgie, si tout vous révèle ?
Le coeur lourd, j'avance vers vous, ivre de tout.

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Pour une bouche torturée cherchant vos lèvres sèches,

Et, mon oeil triste d'où se lève votre fantôme d'étoiles,

Douceur de votre silhouette sur mon encre revêche,

L’ombre que je caresse est lumière sous son voile.

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Ébloui, je tâtonne mes mots pour mieux vous saisir,

Et, sans savoir pourquoi, j’ai peur de vous déplaire,Prenez ma main, guidez mes doigts pour vous écrire,

En rimes, je vous aime, voyez votre magie opère !

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Un poème attend en rêvant

Dans un coin de mémoire, un poème attend en rêvant,
C'est un peu votre histoire qu'il traduira en lys blanc,
Ombre dévoilée aux jardins de la nuit, vous éclosez!
Sous une lumière de soie, la rime fleurit à vos pieds.

Bel hommage de comparer mes pauvre vers à ceux de Victor Hugo,
C'est vrai que j'aime écrire et vous exprimer ce que j'ai de plus beau,
Mais fatalité ou pas de la rime, elle me revient comme un boomerang,
Et, je retombe sur mes pieds, alors que dans mon intérieur, tout tangue.

Dans la jungle de mes mots, je me fais avaler par un étrange boa,

Les vieux macaques font d’étranges mimiques lorsque je les singe,

Rimbaud fait la nique à Verlaine et Eluard déchire sa lettre à Elsa,

Et, toutes ces lianes de désordre serpentant mes vielles méninges.

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        Poème à 'ombre des souhaits!                   

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