Impudeur

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Saisir l'instant, être cette rime se posant sur votre sein,
Ce poète fantasmé, débâillonnant tous vos rêves interdits,
Dont les caresses de lettres chahutent l'antre de vos reins,
Et où son verbe se fond dans la chair vive de votre esprit.

Une si belle flamme offerte pour mon sexe en feu,
Soufflant sur la braise qui consume mes sens,
Chaleur vibrante où l’'amant,, faute de mieux,
Rêve de déposer un baiser brûlant d'indécence.

Si vous abandonnez votre peau à l'archet de mes doigts,
Je pianoterais, habile, sur vos douces lèvres ouvertes,
Une mélodie souterraine où le plaisir hurlera sa joie..

Si belles sont les pétales roses de votre fleur offerte.

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La plume du poète caresse des labyrinthes obscurs,
Elle se plie, se dresse, mais jamais ne se recroqueville,
Car elle se montre fière de tremper dans l'encre d'azur,
Ses mots échangés, que dis-je, vos râles qui la vrillent.

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Le clitoris

Enfin une appellation qui donne toute sa noblesse à un orifice,

Ce petit bourgeon bourdonnant à la légère caresse, avec délice

Chair à désir trônant sur les pétales humides d’une fleur de lys,

Je parle bien entendu du plaisir sacré chez la femme, le clitoris.

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Dieu soit loué pour sa musique utérine, un berceur si discret,

D’ouïr sa gamme d’arpèges en crescendo, sous son ombelle,

Transporte mes doigts d’errants à déchiffrer un intime secret,

Sans son clignement, impossible d’atteindre le septième ciel

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Amours Passés

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Si vous me suivez des yeux jusqu’au rendez-vous de l’amour,
Vous verrez qu’entre vents et nuages, j’ai eu le coup de foudre,
Pour cette belle lumineuse qui, d’un rayon divin, sans détours,
A donné un sens à ma vie et réduit mes amourettes en poudre.

S’il m’arrive parfois d’accrocher des regards, j’ose l’imaginer,
Un tourment de douceurs féminines et d’attentes clandestines
Là, où je projette mes désirs vers autrui et me trompe d’espérer,
Ce ne sont que fantômes littéraires qui défilent sous mes rétines.

Invincible passion ficelant mon désir de séduction à l’être unique,
Résistera t’elle à l’usure du quotidien et aux chants des sirènes?
Me revient, en pensées, au fil de mes lignes, un écho magnifique
Les mots parfumés de femmes admirables, je l’avoue, je les aime

Ces rimes sont pour vous, elles ne répondent qu'à l'écho de votre tendresse,
Labelle surprise serait que vous les conserviez en mémoire de promesses,
Qu'un jour, si le monde vous semble triste, vous penserez à ce fou chantant,
Qui partageait son existence à rimer avec conviction ses émotions au vent.

L'alchimie du verbe

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Au souffle de l’inspiration qui m’embrase,
Les mots dansent devant mes yeux,
Tu m’apparus, au milieu de la phrase.

Dans une robe de voyelles, tu avançais dans mes cieux
Ton sourire en guillemets, les yeux en parenthèses,
Tes seins en virgule, tes cheveux d’encre noire,
Ton corps conjugué dans la genèse
D’une poésie, remplie d’espoir
D’écrire avec le sang de l’esprit,
Ton verbe, qui embellit ma vie.

Ma poésie composée,
Un collier d’alphabet,
Des perles de consonnes égrenées,
Au comparatif de ma bien aimée.

J’attribue dans le superlatif de sa beauté,
En accord, nos deux prénoms possessifs,
Conjuguant au présent de l’indicatif,
Et au plus que parfait, le verbe AIMER.

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Qu'importe l'endroit

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Souvenir épicé

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Du souvenir épicé de notre soirée orientale

Sous l'effet éros d'une chicha parfumée

La passion, au rendez-vous de notre amour sidéral,

Reste la seule complice de notre idylle étoilée.

Quel beau voyage aérien sur ton corps astral !

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Dans la baignoire au tourbillon de champagne

Lovés, nos corps mouillés en volutes de fumée

Caresses éparses en écumes qui nous gagnent

Soulevée par nos genoux, se dresse ma nudité.

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Tes mains, tes lèvres, tes seins, l’accompagnent,

Flots déchaînés s’abattant sur mon phare affolé.

Plaisir à l‘état pur, huilé d’une mousse savonneuse,

Sourd de se faire languir en félicité voluptueuse.

Transports érotiques

Bien sur, tu adorais, dans les parkings, faire l’amour en voiture,
Et, tu devenais la conductrice de mes transports souterrains,
L'ascenseur devenait aussi un lieu propice pour s'envoyer en l'air,
Partance sur le bouton magique et l'on était au septième ciel!

Lorsque tu étais en train de passer à l’acte dans un train, je déraillais,

Ton envoûtant tunnel m'aiguillait sur des rames de plaisirs
 saccadés

Pour franchir le passage à niveau, ton arrière train se soulevait,
En garde barrière débonnaire, je t’ouvrais la voie sur un terminus étoilé.

Plus classique, dans notre chambre, le grand lit de toutes nos litanies,
Accordé à nos battements, le matelas donnait du ressort à nos efforts.
Dans l’attente religieuse, au missionnaire, tu priais un intime repenti,
Avec un sursaut de confesse, je me vouais à tes seins et à ton corps.

La baignoire nous plongeait dans des bains de mousse voluptueuse,
Et, sous la vague harassée, je me noyais dans ta source de jouvence,
Tu frissonnais d'un plaisir humide sous mes caresses savonneuses,
La crème de soin sur tes lèvres, la bouche d’une douche de jouissance.

Qu'importaient les endroits, seul, l'intérieur comptait, et c'est en toi
Que j'ai appris à conduire mes désirs vers des lieux insoupçonnés.

Loué soit le sein

Infernale vision échancrée, deux seins ballottent,
Gonflés d’orgueil dans leur foyer si cotonneux

Et, ce désir mouvant qui me monte à la glotte,

Une pointe brune acérée me crevant  les yeux.

Ta gorge profonde me dévoile les rondeurs,
D’une belle poitrine à l’humeur généreuse,

Un doux écrin de chair au berceau du cœur

Joyau maternel de mes caresses aventureuses,

Satyre, Satan, sabbat, ça vient,
Diables hautains, si diablotins,

Satyre, Satan, sabbat, ça vient

A l’alvéole de tous les seins..